Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix - 2026
Pour la quinzième fois, Le RiFDP vient de décerner publiquement le Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix à l’occasion de la journée internationale de la femme que nous avons célébré samedi le 28 février 2026 à Bruxelles, BELGIQUE.
Thème: Give to gain – Donnez pour gagner
Discours de circonstance de Marie-Louise Gakwaya, coordinatrice du RifDP Belgique
Message de Marie-Louise Gakwaya, coordinatrice du RifDP, section Belgique à l’occasion de la remise du Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix, 15ème édition.
Lauréats
Diplômée en journalisme et experte reconnue des sources d’information africaines, elle a travaillé pendant de nombreuses années en Espagne au sein d’organisations spécialisées sur l’Afrique, notamment África Fundación. Elle a travaillé également avec la Fédération espagnole, des comités de solidarité, avec l’Afrique noire.
Elle collabore avec le Comité Umoya à Madrid et contribue au blog du Front internationaliste anti-impérialiste. Rappelons que la mission du comité Umoya est notamment de diffuser des informations alternatives sur l’Afrique.
En Espagne on n’hésitera pas à la qualifier (Madame Rosa Moro) de la journaliste la mieux informée sur la géopolitique africaine œuvrant pour faire éclater la vérité
Dernièrement elle a publié un article intitulé L’accord de non-paix entre le Congo et le Rwanda. C’est bien révélateur de son esprit critique.
Outre son rôle de chef traditionnel Bangwa dans le sud-ouest du Cameroun, sa région natale, son parcours professionnel est profondément lié à l’histoire du Rwanda et de la région des Grands Lacs.
Pendant plus de quarante ans, il a été un acteur majeur de la justice internationale en tant que défenseur des droits humains et des personnes marginalisées. Au Tribunal pénal international pour le Rwanda, il a joué un rôle crucial comme avocat et avocat principal dans des affaires complexes et à forts enjeux, notamment durant les heures les plus sombres de 1994, des affaires qui ont façonné un processus judiciaire suivi de près par le monde entier.
Sa brillante carrière internationale comprend des interventions devant la Cour pénale internationale, le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples et le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Sur toutes ces plateformes internationales, il a toujours défendu les principes d’équité, de dignité et de droits humains, des valeurs profondément ancrées dans la société rwandaise.
À 87 ans, le Père Serge Desouter est d’une fidélité de plus de dix-huit ans envers le peuple rwandais. Pour lui, les Rwandais ne sont pas des chiffres, mais des visages et des amitiés concrètes. Son engagement est né d’une présence prolongée sur le terrain, où il a partagé le travail, la prière et les deuils de la population.
Ancien missionnaire, il a choisi de témoigner des dérives du système actuel, dénonçant une paix bâtie sur le silence et la peur. Malgré les menaces et le mépris, il a maintenu sa critique contre la déstabilisation de la région des Grands Lacs et la confiscation de la mémoire. Ce prix vient valider la nécessité de sa parole, affirmant que la justice ne peut être sélective et que la vérité possède un poids que la propagande ne peut effacer.
Porté par sa foi chrétienne, Serge Desouter place son espérance dans la force des consciences silencieuses et la persévérance des victimes. En acceptant cet honneur au nom de ceux qui n’ont pas voix au chapitre, il réaffirme sa responsabilité de transmettre et de prouver que la nuit n’a jamais le dernier mot. Ce prix est pour lui un encouragement à ne jamais céder face à l’oppression et à croire que l’histoire reste ouverte au changement.

